4050 milles nautiques en solitaire au départ de La Rochelle, Las Palmas de Gran Canaria, Le Marin en Martinique.

La spécificité de la Mini Transat est l’absence de communication entre les concurrents et la terre. C’est cet isolement pendant la course qui fait la magie et le mystère de cette épreuve. Compétition sportive courue sur les plus petits bateaux de course au large existants, la Mini n’en demeure pas moins une véritable aventure pour chacun des skippers. De tout âge, de toute classe sociale et d’expériences nautiques diverses, les marins viennent à la Mini pour réaliser le rêve d’une vie, s’élancer dans une carrière professionnelle de coureur, mais tous s’accordent à dire : « Passe ta Mini d’abord ». 

Les skippers doivent avant tout être de bons navigants, mais pas que : ils doivent aussi savoir préparer techniquement leur bateau (peinture, gréement, matériaux composites, électronique), se connaître personnellement au mieux (alimentation, efforts physiques, cycles de sommeil), et aussi et surtout être de bons communicants à terre afin d’attirer des partenaires dans leur projet. Aboutissement de deux ans de préparation, elle allie stratégie, vitesse, analyse météo, autonomie matérielle et énergétique et dépassement de soi. 

L’objectif est aussi de donner à travers une passion, l’opportunité aux entreprises françaises de développer leur image sur la façade maritime et d’accroître leur réseau. Des actions de communications permettront en interne de promouvoir les valeurs de la course au large et de fédérer les différents acteurs de l’entreprise autour d’un projet motivant.

La Classe Mini est le poumon de ce circuit. Association loi 1901 affiliée à la Fédération Française de Voile, elle encourage l’innovation, la course au large à bord des Mini, en double et en solitaire. Elle veille à la sécurité des petits monocoques tout en leur permettant l’accès à la haute mer, pour la première des Transats. Le nautisme est un milieu innovant, engagé, industriel. Modèle de dynamisme, c’est une filière économique leader à l’international et à découvrir. Beaucoup de ses talents et de ses idées ont éclos dans la «Classe Mini», celle des petits bateaux de 6.50m. Ce sont de véritables laboratoires d’innovation, de conception, mais également une pépinière de talents. Par l’esprit et les propositions, la Classe Mini incarne «l’imprévu» du secteur. Courir en Classe Mini, participer à la Mini Transat, c’est comme mener une entreprise. Il y a les coups durs et les moments magnifiques. Les difficultés font réfléchir, elles font avancer et rendent plus fort, une fois surmontées.